Yann Ehrlacher fait l’apprentissage de Macao

22/11/2017

Après avoir aligné trois podiums consécutifs en WTCC, Yann Ehrlacher a fait ce week-end l’apprentissage de l’une des pistes les plus exigeantes de la planète, sur le redoutable circuit Guia de Macao. où le pilote du RC Motorsport n’a cessé de progresser durant tout le week-end, même s’il n’a pu marquer de point au cours du meeting.

« La Nordschleife constitue déjà un sacré challenge, mais Macao est encore plus compliqué. Ici, il n’y a vraiment aucune marge d’erreur, tout écart se termine dans le mur. Dans ces conditions, pas évident d’arriver ici sans rien connaître du circuit, face à des pilotes qui y ont déjà beaucoup roulé. Tom Coronel, par exemple, a déjà disputé plus de courses à Macao que moi dans ma carrière en WTCC. Rob Huff a quant à lui remporté presque autant de courses ici que j’en ai disputé dans ce championnat depuis le début de l’année. »

« Il faut du temps, et beaucoup de travail, pour apprivoiser ce circuit. Je n’ai pas voulu précipiter les choses, et je me suis attaché à hausser le rythme petit à petit, au fil des séances. »

13e des Essais Libres 1, Yann Ehrlacher se classait 12e des Essais Libres 2, mais il avait déjà gagné quatre secondes entre les deux sessions ! Lors des qualifications, un mauvais timing le relègue au 13e rang, et l’empêche de poursuivre son effort en Q2 pour éventuellement y chercher la pole position grâce à la grille inversée.

Samedi, sur le sec, le pilote de la Lada #68 est classé 12e d’une course interrompue à deux tours de la fin suite au carambolage monstre initié par la Honda de Norbert Michelisz, qui bloquait totalement la piste.

Le lendemain, alors que la pluie complique encore davantage les choses sur le circuit de Macao, les deux premiers tours sont bouclés derrière la voiture de sécurité avant que le peloton ne soit lâché, et Yann Ehrlacher connaît une petite alerte mécanique qui le contraint à reprendre sa course du tout dernier rang. Il rallie finalement l’arrivée à la 14e place.

« Ce circuit, c’est ‘un truc de fou. Je ne sais pas combien de fois j’ai touché le mur au cours du week-end, sans rien casser toutefois. Du fond de la grille, c’était compliqué d’espérer un bon résultat d’autant qu’il nous manquait de la vitesse de pointe. Cela reste une expérience fantastique, très enrichissante, même si le bilan comptable n’est pas satisfaisant. »

« Il nous faut désormais nous tourner vers la dernière manche de l’année, dans quinze jours au Qatar, pour reprendre notre marche. »